PHOTOS DES SORTIES 2018

ANNÉES

Octobre 2018 - Chamalières

Octobre 2018 – Chamalières

Album photos

Septembre 2018 - Le pilier du Gier

LE SAUT DU GIER

Samedi 29 septembre 2018

– Première sortie Escapilade à l’extérieur de l’automne

– Objectif : Pilier du Gier, dabs le Pilat

– 8 participants

– RDV : 10 h au rond-Point, direction la Jasserie. Descente au saut du Gier. Début de l’escalade 11 h à 11 h 20. Arrivée à la fin de la voie à 15 h après 11 longueurs de 25 à 30 mètres en IV et V.

– Au retour au voiture Fred nous offre un casse-croûte de tomates cerises maison, saucisson maison, paté de canard le tout arrosé d’un excellent nectar.

– Auparavant, quand nous avons quitté la Jasserie pour descendre à l’attaque du Pilier, le soleil dans le bleu du ciel, écrasait de ses rayons un matelas de brumes qui nous collait aux basques depuis Saint-Etienne. Celles-ci s’accrochaient avec ténacité aux branches des sapins, entretenant une ambiance frisquette et avec un peu d’imagination nous aurions pu nous croire en Ecosse.

– C’est la magie du Pilat que de nous emmener bien loin à une demi-heure en voiture de Saint-Etienne dans un environnement remarquable.
– Et ça continue !

– Dimanche prochain 7 octobre il est programmé de l’escalade dans la Vallée de Chaudefour dans le massif du Sancy à la Crête du coq et la Dent de la Rancune.

Jean CARTON

Août 2018 - Week-end montagne des bénévoles d’Escapilade 2018

WEEK-END DANS LES MONTAGNES AUX EAUX CHANTANTES

J’avais oublié, citadin que je suis, la chanson des eaux libres et joyeuses qui dévalent, en cascades et dans l’euphorie, les versants rocailleux où se nichent des touffes de rhododendrons.

C’est ce qu’ont découvert ou redécouvert les vingt quatre participants de cette sortie destinée aux bénévoles d’Escapilade.

Le soleil de ce chaud week-end annoncé de fin juin était déjà haut, régnant en monarque absolu dans le bleu serein du ciel, lorsque nous avons entamé la montée au refuge du Ruitor.

Les glaciers et névés étincelaient de blancheur prolongés par les filets d’argent des ruisseaux et des torrents.

Après s’être accordé un léger repos au refuge cerné d’une nature harmonieuse, le groupe s’est scindé en deux directions : une cordée s’est dirigée vers la face ouest de la Pointe des Piagnes, la plus éloignée, tandis qu’une importante équipe s’est attaquée à l’éperon de la barre des Colombettes. Six longueurs en IV et V avec un rappel vertical de 50 mètres poursuivi par un retour dans les caillasses pour rejoindre le refuge.

La face ouest des Piagnes est une haute dalle inclinée où l’absence de prises de mains dignes de ce nom fait que l’escalade est essentiellement en équilibre sur les pieds, l’ensemble avec un équipement d’autant plus aéré que les rares spits jouent sournoisement à cache-cache aidés par la couleur du rocher.

Et pendant ce temps les torrents indifférents à nos lubies alpinistiques continuent à bondir dans les pentes avec une allégresse juvénile.

L’appel du repas du soir a réuni tout le groupe autour de la soupe. Après s’être restauré, Olivier le maestro a compté ses troupes pour la randonnée glacière du lendemain.

Une cordée ira à la Pointe de l’Invernet, les plus costauds s’offriront le Ruitor perché à 3486 mètres soit à environ 1500 mètres de dénivelé du refuge. D’autres préfèreront traverser depuis le col des Vedettes vers celui du Grand, itinéraire un peu plus court mais aussi joli.

Enfin deux cordées de rochassiers vont se frotter à la voie du Pilier sur la plus haute des deux oreilles de lapin que sont les Oeillasses.

Sous la houlette de cette bonne Andrée, responsable et organisatrice de ce séjour, le reste du groupe ira grimper aux couennes d’une barre rocheuse dont les cotations se révèleront plus coriaces que prévu.

Ainsi s’est déroulée cette collective dans une belle ambiance. Seul le trajet du retour en voiture fut un peu perturbé par des bouchons sur l’autoroute.

Mais c’était égal nous avions auparavant engrangé une foule de bons souvenirs

Jean CARTON

Album photos

Avril 2018 - Escalade à Presles

Sortie Escalade – Presles (Vercors) – 7 et 8 avril 2018

Eloge de la grimpe en grande voie 

  • Le mal de pied : le cocktail soleil + gomme noire fait gonfler vos pieds et rend votre pose de pied douloureuse voire insupportable au fil des longueurs.
  • Le confort vestimentaire : attention suivant les caprices du vent et de son compère le soleil, si vous n’avez pas de chance, vous pouvez passer d’une ambiance assez fraîche à une chaleur franchement étouffante en quelques minutes et inversement, quoiqu’il en soit vous serez rarement à température idéale.
  • L’assurage : les longueurs sont souvent très grandes et la quantité de corde déployée augmente le tirage rendant l’opération d’assurage plus pénible que de coutume, de plus assureur et assuré(e)(s) sont trop loin pour se parler et ne se voient même plus la plupart du temps.
  • L’itinéraire et l’engagement : dans un univers généralement bien vertical, le tracé de votre voie n’est pas aussi rectiligne que votre itinéraire préférée de Jean Gachet et souvent d’autres lignes viennent croiser votre voie. De plus les spits objets chers à votre coeur et à votre moral sont parfois plus éloignés que de raison.
  • Le niveau : votre mal de pied, la chaleur ambiante, les points d’assurance pas toujours placés où vous aimeriez les voir, peuvent entamer votre moral, faire grimper la difficulté ressentie et rallonger de façon considérable la distance qui vous sépare du sommet.

 

Le temps d’un week-end 

Inconscients des difficultés ci dessus, nous nous sommes retrouvés neuf adhérents du club ESCAPILADE, le temps d’un week-end, pour goûter à la verticalité des falaises de Presles.

Les voies choisies Le nid d’aigle, Fara Kiri, Gazogum et Cosmos bien qu’étant de difficulté raisonnable nous ont permis de grimper, de côtoyer, de rester immerger quelques heures durant dans une réelle ambiance de vide.

Les photos que nous avons ramenées ne traduisent qu’imparfaitement notre voyage sur ce calcaire tantôt gris tantôt orangé, mais vous permettent de partager une partie de nos émotions.

Ces quelques clichés prouvent en tout cas que nous avons su, tels des conquérants de l’inutile, braver les difficultés et trouver la porte de sortie de ce labyrinthe minéral.

Michel RAQUIN

Février 2018 - Sortie Ski de Randonnée Tournette

Sortie ski de rando Escapilade – la Tournette (vers Annecy) – 18 février 2018

Février 2018 - Sortie Ski de Randonnée le Pic du Rognolet

Sortie ski de rando Escapilade – le Pic du Rognolet depuis Celliers – 11 février 2018

Janvier 2018 - Sortie Raquette

En France, nous avons d’irréductible Gaulois, à Escapilade, nous avons ces irréductibles Gaulois et des irréductibles des sorties raquettes dans notre cher Pilat, même quand la neige a déserté nos belles forêts. Ceci explique peut-être cela.

C’est ainsi que nous nous retrouvâmes six aux Trois Croix (que je vous laisse le plaisir de reconnaître sur la photo pour le petit Quiz de la semaine), pour une reconversion de la sortie en marche nocturne à partir de St Régis du Coin sous un ciel sans étoile, ni lune, et quelques averses clairsemées de flocons, en direction de Gimel. L’allure fut soutenue en récupérant rapidement les pistes de ski fond jusqu’au plateau. Michel était partisan d’une intéressante traversée vers le col de la République, mais le timing était un peu juste pour le rendez-vous à l’Auberge des Trois Croix où le septième larron nous attendait (aisément identifiable sur la même photo, son planning ministériel ne lui ayant pas permis de parcourir la balade). Après l’arrêt traditionnel à la table d’orientation où nous avons facilement reconnu les montagnes du panorama grâce à une mauvaise foi digne de César de Pagnol, nous avons opté pour l’option aventureuse de la soirée, c’est-à-dire le hors-piste forestier au risque, d’un égarement déshonorant, de traumatismes divers et variées après percussion des différents obstacles malveillants à tendance boisée, ou de rencontre frontale avec les habitants des lieux (et il ne s’en est pas fallu de beaucoup avec un chevreuil). L’honneur fut sauf et la gloire bien ténue après les retrouvailles de la route de St Régis. Sereins et affamés nous avons rejoint le septième larron pour un casse-croute chaleureux (comme pourrait-il en être autrement avec de tels convives) aidé par une petite bouteille de Rasteau. 23 heures tout le monde peut rentrer chez lui, les cheveux encore en bataille après l’affrontement du vent de Gimel, l’œil humide d’avoir collecté des flocons ou peut-être d’avoir trop ri aux ineffables récits du larron non marcheur, dont je vous laisse une nouvelle fois deviner l’identité (une perle vous dis-je).

Je vois que vous regrettez déjà de n’être point venu, vous pouvez vous rattraper la semaine prochaine, même sans neige à Chalmazel.

Escapiladement,

Votre obligé  Billy

ANNÉES